Du Facebook dans ma locale

17 juillet 2009 at 14 h 24 mi 1 commentaire

"Essential" sur Patch.com

J’ai capturé cette suite de titres sur l’agrégateur local Patch.com (South Orange, USA).

Vous ne remarquez rien ?

Aux côtés d’informations « classiques », qui pourraient figurer dans n’importe quel journal local (deux appels à volontaires, de nouvelles règles de construction), ont apprend que deux commerces viennent d’être ajoutés au listing et que « Marcia » et « Doug » sont désormais « contributeurs ».

Drôle de mélange qui, selon moi, illustre bien les changements en cours dans la représentation de l’information locale sur internet.

1. Les infos sur le monde réel font jeu égal avec celles sur le monde virtuel. Autrement dit, il n’y a plus de séparation entre ce qui change au sein de la communauté et ce qui change au sein du site censé « incarner » cette communauté. L’inscription de Marcia et Doug et l’enrichissement d’une base de données sont-elles « essentielles » ? Les concepteurs de cette plateforme automatisée ont jugé que oui. Il suffit de jeter un oeil à son compte Twitter pour comprendre avec quelle facilité nous digérons informations « publiques » et « privées », contenus sur le « réel » et sur le « virtuel ».

2. La « facebookisation » des sites d’information, autrement dit l’intégration de services propres aux réseaux sociaux (rejoindre un groupe, échanger avec ses membres, suivre leurs actions sur le réseau), est passée par là.

Je peux me tromper mais le New York Times a été l’un des premiers grands sites d’information à adopter ce système mixte avec TimesPeople. En France, même la presse régionale s’y met. La Provence donne désormais la possibilité de rejoindre le groupe des Provençaunautes, d’y créer son blog, de savoir qui poste quoi, quand, à quel rythme, etc.

Les Provençaunautes

L’intérêt de ce « réseau dans le journal » est multiple : il valorise et fidélise les lecteurs, il encourage la participation et la propagation des contenus et il permet de mieux cibler son audience pour les publicitaires.
Enfin (et surtout ?) il permet de concurrencer des réseaux sociaux de plus en plus voraces en terme de « temps de cerveau disponible » et de plus en plus envahissants sur le terrain local (Webcity, Peuplade, Vie Locale !, Infoville…).

Après tout, si la conversation est là, pourquoi aller ailleurs ?

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« Local People » : un nouveau réseau hyperlocal en Angleterre Sites de presse : les recettes pour bâtir une communauté en ligne

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